Attendez-vous que la vie vous rende heureux?

Êtes-vous de ceux qui aimeraient vraiment qu’on puisse lire dans vos pensées? Ou qui avez tellement d’attentes envers les autres que vous passez votre temps déçu? Attendez-vous après la vie, pour quelque chose qui ne semble pas arriver? Si vous avez répondu « oui », vous n’êtes pas seul.

Pour ma part, jusqu’à mon trente-deuxième anniversaire, des attentes envers les autres et envers la vie, j’en ai eues.

Et plus les années passaient, plus mes attentes grandissaient. Et plus mes attentes grandissaient, plus je vivais de déceptions.

Parce que les attentes non comblées se transforment inévitablement, en déception.

Dans ma vie d’avant, j’attendais littéralement que la vie me rende heureuse. C’était inconscient, mais très présent.

Mes attentes envers la vie

Durant mon enfance, j’ai attendu que l’amour de mes parents remplisse le vide dans mon cœur.

Un peu plus tard, le vide n’étant toujours pas comblé, j’ai attendu la même chose de mes amies et de mes conjoints.

À cette époque, j’allais dans un party et je m’accotais à une table en attendant que le plaisir vienne à moi. Laissez-moi vous dire que j’en ai passé des soirées longues à attendre et à espérer que le plaisir vienne de l’extérieur!

En plus d’avoir des attentes extrêmement élevées, j’avais complètement perdu mon émerveillement.

J’allais voir les feux d’artifices, les plus gros à Montréal. Mais je les regardais sans émerveillement, parce que je m’attendais à voir des pétards.

Quand j’allais voir le Cirque du Soleil, c’était la même chose. Je m’attendais à voir des acrobates. Je ne percevais donc pas le côté magique du spectacle.

Plus les années passaient et moins je réalisais que je délaissais tout mon pouvoir personnel. Je laissais aux autres et aux situations de la vie, le pouvoir de me rendre heureuse.

Le point tournant

À trente ans, j’ai rencontré l’homme de ma vie. Une rencontre extraordinaire, remplie d’amour sincère et authentique.

À travers cette relation basée sur le respect et l’harmonie, j’ai commencé à mieux me connaître et à mieux me comprendre.

Cependant, défaire trente ans d’attentes ne se ferait pas en criant « ciseaux ».

À trente-et-un ans, j’étais enceinte de notre première fille.

Lors de ma première échographie, je m’attendais à voir une « petite crevette ». Tel qu’attendu, je n’ai eu aucune surprise.

À la naissance de ma première fille, je m’attendais à avoir un bébé. Là non plus, pas de magie.

C’est durant la première année de vie de Raphaelle, que les choses ont réellement commencé à changer.

L’amour que j’éprouvais pour cette enfant et celui qu’elle éprouvait pour moi, ont commencé à faire fondre ma carapace.

L’amour et le désir de la rendre heureuse m’ont fait comprendre, que j’avais la responsabilité de retrouver mon émerveillement.

J’ai également compris que je ne devais plus attendre que la vie me rende heureuse et que je possédais tout à l’intérieur de moi, pour transformer ma perception de celle-ci.

C’était à moi de trouver et de créer mon bonheur.

Aujourd’hui, j’ai retrouvé mon émerveillement et je n’embarque plus dans le cercle vicieux des attentes et des déceptions.

Avec toutes nos tâches et nos responsabilités, on perd souvent l’émerveillement envers la vie et envers toute la magie de celle-ci.

Réapprenez à voir la vie avec vos yeux d’enfant. Avec une curiosité et un amusement.

L’amour comme antidote

Avec les années, j’ai également compris que cette quête constante d’amour, et ce, depuis ma tendre enfance, n’était en fait rien d’autre qu’un manque d’amour envers moi-même.

Cette révélation m’a submergé à la naissance de ma deuxième fille. L’amour inconditionnel que mes filles éprouvaient pour moi, est venu bouleverser cette douloureuse partie enfouie en moi.

À partir de ce moment, je suis devenue de plus en plus responsable de mon bonheur.

J’ai arrêté d’attendre que les autres comprennent mes silences et mes changements d’humeur.

Aussi, j’ai arrêté de ne rien dire et de me plaindre, que les choses n’étaient pas faites à mon goût, pas assez rapidement, pas dans le bon ordre.

J’ai utilisé la communication comme une alliée et commencé à exprimer mes besoins. En exprimant clairement ce que je souhaitais, j’avais beaucoup plus de chance t’obtenir les bons résultats.

Tous mes besoins identifiés, exprimés et comblés ont commencé à remplir le vide qu’il y avait dans mon cœur. Tous ces petits changements d’attitude et l’accueil de cet amour pour moi ont été transformateurs.

Depuis ce moment, j’ai cessé d’être spectateur de ma vie et j’ai commencé à en être le créateur.

Arrivez-vous à vous responsabiliser et à arrêter d’attendre que la vie vous rende heureux?