Vous aimeriez vous prioriser davantage?

Dans notre culture, et ce depuis de nombreuses générations, les femmes ont enseigné à leurs filles à toujours servir les autres en premier. S’assurer que personne ne manquait de rien était la priorité.

Avec les familles de plus en plus nombreuses, la mère de famille passait plus souvent qu’autrement en dernier.

En plus d’avoir à se préoccuper de combler les besoins de tous et chacun, elle était responsable de tous les nourrir et de tous les vêtir, habituellement, avec un revenu familial restreint.

Imaginez un seul instant le quotidien d’une mère de 10 enfants qui devait s’occuper des petits derniers, des repas, du lavage, du ménage, du raccommodage, des petits bobos, de la gestion du budget, de l’immense jardin et de ses cannages, en plus des poules et des cochons.

S’asseoir, ne serait-ce que quelques minutes pour relaxer, était bien souvent un luxe qu’elles n’osaient pas se payer.

Et que dire des petits plaisirs de la vie!

Les croyances du temps voulaient que le bonheur des siens, passe par le don et l’oubli de soi.

Le sentiment du devoir accompli, qu’elles ressentaient envers ceux qu’elles aimaient et qu’elles priorisaient, leur laissaient penser que c’était ça l’amour.

Le transfert des mémoires

Le temps a passé, la grosseur des familles a diminué et la technologie a facilité le quotidien de beaucoup de femmes.

Cependant, les croyances, les attentes et les exigences du temps ce sont enregistrées dans nos mémoires cellulaires.

C’est en grande partie pour ces raisons, qu’aujourd’hui encore, nous avons beaucoup de difficulté à s’aimer et à se prioriser.

Sans comprendre pourquoi, il peut nous être très difficile de nous accorder quelques moments de répits, à travers nos journées bien remplies.

Ce sentiment de responsabilité, envers les autres, peut également peser très lourd sur nos épaules. Et se sentant responsable de tout, nous nous mettons une pression énorme et surhumaine.

Nous sommes responsables que de nous-même

À part celles qui ont de très jeunes enfants, il est impératif de comprendre que nous ne sommes pas responsables des autres.

Chacun est responsable de ses choix, de son attitude et des expériences qu’il vit. En nous dégageant de tout ce fardeau, il devient un peu plus facile de nous aimer et de nous prioriser.

En prenant la responsabilité de notre propre bonheur, nous remettons aux autres la leur. Du même coup, nous enseignons à nos enfants à se responsabiliser et à devenir les créateurs de leur vie.

En posant des actions quotidiennes concrètes, pour prendre soin de nous et nous aimer un peu plus à chaque jour, nous en venons à développer de nouvelles habitudes.

Et ces nouvelles habitudes, qui nous font de plus en plus de bien, s’installent de façon permanente dans nos vies.

C’est à ce moment-là, que nous commençons à nous épanouir et à profiter pleinement de la vie.

Comment y arriver?

Apprendre à s’aimer et à se prioriser commence par remettre à nos grands-mères ce qui leur appartient.

C’est-à-dire, de prendre conscience de ce que l’on porte de nos lignées de femmes et de décider consciemment d’y mettre un terme.

Si nous avons, dans notre arbre généalogique, des générations de familles nombreuses ou encore de familles immigrantes, cherchons à savoir quel genre de vie, nos arrière-grands-mères ont eues.

En décidant de transformer les croyances, les attentes et les exigences qui nous empêchent de nous choisir, nous allons franchir le premier pas vers l’amour de soi.

Ensuite, en nous responsabilisant au quotidien et en commençant à faire des choix qui nous font du bien, nous franchirons le deuxième pas.

La transformation est graduelle. C’est un processus qui demande beaucoup de patience, de détermination et d’amour envers soi-même.

Apprendre à remplir sa coupe en premier

Lorsque nous sommes reposées, énergisées et détendue, tout notre entourage en bénéficie. Lorsque nous sommes anxieuses, stressées et épuisées, tout notre entourage en écope.

Nous sommes d’aucune aide, si notre propre coupe est toujours vide. En contrepartie, si elle est toujours pleine, c’est le surplus qui déborde que nous offrirons aux autres.

Apprendre à se servir en premier n’est pas un signe d’égoïsme, bien au contraire. En nous priorisant dans le quotidien, nous apprenons aux autres à faire de même.

Ainsi, tout le monde se responsabilise envers son propre bonheur et a beaucoup plus à offrir aux autres. Car ils savent désormais qu’il est primordial de se prioriser et de s’aimer, pour pouvoir aimer véritablement les autres.

Quelle action allez-vous prendre aujourd’hui, pour vous prioriser et vous aimer un peu plus?